Coupe du monde 2022: une photo d’Infantino avec le brassard « One Love » relance la polémique

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Gianni Infantino et la ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser© ICON Sport

Gianni Infantino n’est pas à une contradiction près. Le président de la Fifa a relancé la polémique autour du brassard « One Love » en le pointant fièrement du doigt sur le bras de la ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, mercredi en marge du match entre l’Allemagne et la Corée du Sud (1-2). Le visage radieux et le sourire du président interrogent alors que la Fifa a tout simplement interdit à sept nations de le faire porter à leurs capitaines sous peine de sanctions sportives et d’amende.

Ce manque de retenue vaut un tombereau de critiques à Infantino, taxé d’hypocrisie ou de moquerie déplacée. La ministre allemande est aussi ciblée pour avoir permis ce cliché et s’y afficher tout sourire. Un contraste frappant avec sa fermeté sur le sujet et la volte-face de la Fifa.

Depuis le début de la compétition, les autorités du Qatar, où l’homosexualité est illégale, ont recalé plusieurs supporters affichant les couleurs arc-en-ciel, symboles de la défense des droits LGBTQIA+. La décision de la Fifa de bannir ce brassard a, elle, suscité de vives réactions politiques. Celles-ci se sont même exprimées dans les tribunes des stades qataris.

Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre danoise (entre 2011 et 2015), a ainsi pris place avec une robe bleue flanquée des couleurs de l’arc-en-ciel sur les bras lors du match face à la Tunisie mardi. Elle a créé des émules puisque, le lendemain, Nancy Faeser s’est donc installée dans le siège à côté de Gianni Infantino en portant le fameux brassard. Elle a été imitée plus tard dans la soirée par la ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, pendant la rencontre Belgique-Canada (1-0).

« Gianni Infantino m’a expliqué pourquoi il a pris cette décision, avait-elle confié à la RTBF à l’issue de la rencontre. Il craint que des tas de messages se transmettent par terrains interposés et je le comprends très bien. Il pense que c’est un message politique et moi je pense que c’est un message universel mais je respecte son point de vue. Nous nous sommes tout à fait entendus. Cela a été très cordial. Il n’a pas eu de carton jaune ou de carton rouge, ça n’a pas été nécessaire. »

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