UEMOA : un climat des affaires « pas tout à fait rose » à améliorer nécessairement (Expert)

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Le climat des affaires dans l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) «n’est pas tout à fait rose », a déclaré , Nomadoli Comlan Yakpey, chef de division de l’amélioration du climat des affaires de la Commission de l’UEMOA, le 13 juillet 2021, lors de l’atelier régional d’information des journalistes à Ouagadougou.

« La situation des affaires dans la marché de l’UEMOA est caractérisée par la faiblesse des performances dans le classement Doing Business qui regroupe une dizaine d’indicateurs pour mesurer l’évolution du climat des affaires. Les scores sont très faibles dans tous les Etats membres », a souligné M. Nomadoli Comlan Yakpey.

Ce dernier a prononcé une communication sur « L’initiative régionale pour l’amélioration du climat des affaire (IRCA) au sein de l’UEMOA» dans laquelle il dresse les caractéristiques du marché UEMOA en pointant du doigt des pratiques administratives lourdes avec des délais relativement longs, pour le traitement des dossiers. Une fiscalité qui n’incite pas les entreprises à se formaliser, notamment sur le plan des procédures, des obstacles techniques au commerce et des difficultés à réaliser les opérations commerciales dans des délais appropriés. Et, une réglementation bancaire ne favorisant pas l’octroi de prêt à des taux compétitifs aux clients, surtout aux petites et moyennes entreprises.

M. Yakpey a relevé également « un dialogue pas toujours productif » entre le secteur public et le secteur privé.

Toutes ces raisons justifient, selon lui, le mauvais classement des Etats de l’espace UEMOA dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale. En effet, les pays de l’UEMOA sont toujours classés au-delà du 100e rang , en dehors de celui de 2020 où le Togo a pu s’aligner parmi les 100 premiers sur 190, a souligné le conférencier.

Dans le classement Doing Business 2020, le Bénin arrive à la 149e place sur 190, le Burkina Faso 151e, la Côte d’Ivoire 110e , la Guinée Bissau 174, le Mali 148e , le Niger 132e, le Sénégal 123e et le Togo 97e .

L’expert de l’UEMOA a également fait des recommandations pour remédier à cette situation notamment à travers la nécessité de lever les lourdeurs administratives, la mise en place d’une réglementation des affaires adaptée aux réalités des entreprises, d’un dispositif légal, réglementaire, organisationnel et institutionnel plus opérant, et d’un niveau d’équipement et d’infrastructure suffisant.

Aussi la Commission de l’UEMOA a-t-elle lancé depuis 2019 l’IRCA au niveau du marché régional avec pour objectif général d’améliorer le climat des affaires dans l’UEMOA, en vue de promouvoir l’entreprenariat et dynamiser les investissements.

L’une des priorités de l’IRCA, selon M. Yakpé, est « de pouvoir agir au niveau de chaque États membres pour leur permettre de réduire et de simplifier les formalités administratives nécessaires pour des affaires » .

Le processus d’intégration économique au sein de l’UEMOA a commencé avec l’adoption du traité constitutif (le 10 janvier 1994, à Dakar au Sénégal) avec entre autres objectifs de renforcer la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé, d’assurer la convergence des performances et des politiques économiques des Etats membres par l’institution d’une procédure de surveillance multilatérale, de créer entre les Etats membres un marché commun basé sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et une politique commerciale commune.

Rk

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