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    © Elisabeth Asen/DW L’équipe à l’origine de la plateforme IFYAC au Cameroun.

    L’initiative est dirigée par un jeune ingénieur en sciences halieutique et agronomique. Ils travaillent en équipe pour fournir aux populations tous les outils nécessaires afin de donner un coup d’accélérateur au secteur agricole.

    En moins de deux ans d’existence, l’initiative est devenue la première plateforme de développement participatif du secteur agro-pastoral dans le pays. Et c’est dans l’arrondissement de Sa’a dans la Lekié que Roosevelt Boliong et son équipe ont installé leurs bureaux.

    Ils examinent les dossiers et développent différentes stratégies afin de répondre aux attentes de toute personne désireuse de se lancer dans l’agriculture.

    Olivia Mbunda, ingénieur agronome et secrétaire général de la plateforme IFYAC, explique que « la collaboration avec les demandeurs dépend de leurs besoins. C’est à dire en fonction du type de projet, on verra comment accompagner les différents porteurs de projets à les mettre sur pied.

    Et concernant la structuration du marché dans la zone par exemple, Olivia Mbunda ajoute « on s’arrange à mettre en contact les producteurs et les différents acheteurs. Pour le suivi technique de la mise en place des parcelles. Ces activités se font en accompagnement auprès des producteurs et cela dépendra principalement des actions voulues par le demandeur. »

    Partage d’expériences
    Pour la jeune équipe des agro-écologistes, le partage d’expériences est le facteur le plus important avec le monde rural. Car, ces échanges contribuent à la valorisation des terres et permettent le développement de l’économie locale.

    L’assistance technique apportée par la plateforme IFYAC facilite également le montage d’un bon projet agricole à moindre coût.

    Franck Mvogo, coordonnateur IFYAC dans la région de l’Est explique que la motivation est un facteur déterminant pour les jeunes qui souhaitent se lancer dans un projet agricole :

    « Il y a des jeunes qui sont talentueux, qui sont motivés à faire quelque chose et qui ont juste besoin d’un petit soutien. Les sous viennent après. Si nous rencontrons un jeune qui est parti de rien pour créer quelque chose, c’est une action à encourager. Se lancer dans l’agriculture en mettant dans la tête qu’il faut beaucoup d’argent c’est faire fausse route. Motiver les jeunes c’est notre affaire. Mais nous travaillons avec ceux qui manifestent un intérêt dans le travail de la terre. »

    Au Cameroun, l’agriculture demeure le secteur d’activité, malgré le manque de capitaux nécessaires, qui présente de nombreuses opportunités aux jeunes.

    Réaliser les rêves de jeunes
    Le travail de la plateforme IFYAC consiste à transformer concrètement les rêves de nombreux jeunes Camerounais nous dit Roosevelt Boliong, le porteur de l’initiative IFYAC :

    « Le contexte de création de cette plateforme était le manque de relais locaux dans l’accompagnement des projets agropastoraux, soit à cause du manque de sérieux de certaines personnes, les arnaques et même le manque de compétence. Cela rendait difficile l’investissement local dans le secteur agropastoral. »

    En l’absence de regroupements agro-pastoraux, Roosevelt Boliong et son équipe se chargent d’en former quelque uns afin de structurer et booster le secteur et aider les paysans en milieu rural à mieux tirer profit de l’agriculture.

    En moins de deux ans d’existence, la plateforme IFYAC a déjà accompagné une dizaine de projets agro-pastoraux.

    Émile Mpomo Epouba est président d’une coopérative. Il possède, aujourd’hui, l’un des plus grands bassins de production du café et du cacao de la sous région. Il se réjouit « car, pour nous, c’est une opportunité qui ne s’est jamais présentée à nous dans l’histoire de ce pays. Bien que nous ayons un potentiel réel, nous semblons toujours l’oublier. L’arrivée de ces jeunes et leurs explications nous réjouissent davantage. »

    L’initiative IFYAC qui est par ailleurs une plateforme de médiation entre producteurs et acheteurs, entend élargir son rayon d’action vers la diaspora qu’elle invite à investir dans l’agriculture au Cameroun.

    « C’est un projet fortement structuré, analysé techniquement avec la collaboration des ingénieurs à travers le monde dans mes multiples voyages. C’est ça IFYAC. Monter les projets, appeler la diaspora, les Camerounais d’ici et même les amis du Cameroun à se mobiliser autour du projet pour atteindre un seuil certain seuil qui permet de génerer des profits assez considérable« , ajoute l’ingénieur Roosevelt Boliong.

    Une démarche qui pourrait, peut-être à long terme, séduire des investisseurs et garantir une production stable.

    Auteur: Elisabeth Asen

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