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    Dans l’histoire du Mali indépendant, c’est la 2eme fois qu’un Président de Transition militaire et un Premier ministre civil cohabitent au sommet du pouvoir. Quels résultats concrets donnera cette cohabitation ?

    Construire un tandem heureux et utile pour le Mali ?

    Les mots comme accord, développement dialogue, espoir, Etat, femme, gouvernance, jeune, justice, nation, paix, reconnaissance, service public, etc., ont structuré le discours d’investiture du Colonel Assimi Goïta, nouveau chef de l’Etat. Espérons que la collaboration entre le Colonel Goïta et son tout nouveau Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, permet à ces mots de résonner vrais pour les Maliens. Même si leur duo se passe dans un contexte sous régional tendu où le massacre de Solhan au Burkina-Faso rappelle malheureusement ceux de Tahoua au Niger et d’Ogossagou au Mali.

    Dans l’histoire du Mali indépendant, la 1ere transition, celle de 1991-1992, a permis la 1ere cohabitation entre un chef d’Etat militaire, le capitaine Amadou Toumani Touré (ATT) et un Premier ministre civil, Zoumana Sako. Les Maliens retiennent du duo ATT-Sako l’organisation de la conférence nationale, la rédaction de la Constitution actuelle, ou la signature du pacte national. L’équilibre des rapports de force militaires (ATT) et civils (Sako) a permis de construire un tandem heureux dont le bénéfice a été l’organisation d’élections législatives et présidentielle transparentes, consacrant l’élection d’Alpha Oumar Konaré premier Président du Mali démocratique en avril 1992.

    Un Président de transition téméraire, un Premier ministre méthodique

    Aujourd’hui, le Mali vit sa 2eme transition, conduite par un chef d’Etat militaire et un Premier ministre civil. Certes, le contexte actuel est différent de celui des années 1990 à cause du terrorisme. D’ailleurs, la dégradation sécuritaire ainsi que les jeux d’influence peuvent fragiliser l’équilibre du duumvirat Goïta-Maïga. Une fragilité qui peut être aussi exploitée, à tort ou à raison, par le politique dans la perspective des élections générales de février 2022. Le couple Goïta/Maïga a beau être le plus soudé comme l’a été celui d’ATT/Sako, il n’échappera pas à la règle, celle des tiraillements habituels entre Koulouba et la Primature. Du haut de ses 38 ans, Goïta aime le risque et est plus pragmatique. Avec l’arrestation de Bah N’Daw et Moctar Ouane, Goïta s’est exposé aux critiques et au risque de rejet de la communauté internationale. Choguel Kokalla Maïga, du haut de ses 63 ans, en acceptant de devenir Premier ministre à neuf mois de la fin de la transition, s’est montré stratège. Sachant qu’une telle fonction lui ferme la route de la présidentielle de 2022. Il met entre parenthèses sa carrière politique. Les rapports entre le Président et le Premier ministre sont pour l’instant directs. Le Président Goïta est téméraire. Le Premier ministre est méthodique. Leur duo ne ressemblera certainement pas au cours normal du fleuve Djoliba. Et quelle que soit la force de leur lien et de leur engagement pour une « meilleure gouvernance et une meilleure distribution des services publics», des divergences ne sont pas à exclure. Par exemple, le traitement de la question de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali peut être source de tensions entre les deux. Entre Goïta et Maïga, la confiance peut s’éroder si l’appétit présidentiel de l’un prend le dessus sur les relations entre les deux. On n’en est pas encore là. Heureusement.

    Leur cohabitation a deux intérêts politiques pour le Mali.

    Une République démocratique, laïque, sociale, mais aussi inclusive

    Le premier intérêt, Goïta et Maïga peuvent camper l’idée que la République n’est pas simplement démocratique, laïque et sociale, mais aussi inclusive. L’inclusivité, c’est aussi cette capacité à s’ouvrir aux femmes, aux jeunes, aux ruraux pour donner un visage humain à la République. Elle sera la matrice de toute politique où la culture partagée et les liens historiques constitueraient les ingrédients de la nation, de la région, du village ou de la commune. Le but est de construire un logiciel politique répondant à une logique d’aménagement, de formation, d’éducation, de paix et de vivre ensemble pour apaiser les cœurs et lutter contre le terrorisme. Un autre enjeu important, c’est de répondre à la question : comment peser sur les situations de risques terroristes sur le long terme ? Question oh combien politique, mais aussi sociale. C’est l’héritage qu’ils doivent laisser au futur président élu en 2022. C’est aussi une des meilleures façons de rentrer dans l’histoire, comme l’ont été ATT et Sako entre 1991-1992.

    Le problème n’est pas tant l’armée que l’amélioration de ses conditions de travail

    Le 2eme intérêt politique, c’est leur capacité à initier et accompagner économiquement et politiquement les mutations de l’armée. Aujourd’hui, il est question de redynamiser l’armée à travers une politique militaire neutre. Car le problème n’est pas tant l’armée que l’amélioration de ses conditions de travail. Il en est de même pour la construction des rapports apaisés avec l’UNTM et les autres syndicats. N’oublions pas que le chaos d’hier, c’est aussi l’échec de demain. Par exemple, le régime d’IBK a été chassé à cause de ses échecs pour sécuriser les Maliens, et à construire une gestion transparente des deniers publics.

    Pour finir, le duumvirat Assimi Goïta/Choguel Kokalla Maïga, pour incarner le Mali, a tout intérêt à avoir un lien franc avec la vérité.

    Mohamed Amara

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