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    A chaque guerre, ses chiffres ! Le conflit qui perdure au Sahel n’y échappe pas et après chaque affrontement entre les forces de sécurité et les terroristes, les bilans et les communiqués pleuvent. D’autres chiffres, eux, sont moins médiatisés, et pourtant ils concernent la catégorie de personnes la plus touchée par cette guerre : la population civile. Car c’est bien elle la première victime du djihadisme, c’est bien elle qui subit cette idéologie dévastatrice.

    Avec plusieurs centaines d’innocents qui ont péri sous les coups des terroristes rien qu’au Mali, le bilan de l’année 2020 reste l’un des plus meurtrier. Les raisons sont désormais malheureusement bien connues ; dans toutes leurs zones de prédation, quiconque ne se soumet pas à leur idéologie est selon eux, « indigne » de continuer à vivre et se voit passer par les armes ou pire décapité ! C’est ainsi qu’ont disparu bon nombre de chefs de communautés, de villages, mais surtout des chefs religieux pour avoir refusé d’appliquer le discours radical des djihadistes. Mais ce ne sont pas les seuls à être assassinés. Pour les mêmes raisons, des villages sont rasés et leurs habitants exterminés pour avoir eux aussi tenté de dire non. Et pour encore mieux exprimer leur cruauté, les terroristes ont une autre arme dévastatrice : les engins explosifs improvisés ! Pas une semaine ne passe sans que des innocents, souvent des familles, soient les victimes de ces pièges qui, une fois enfouies dans le sol, échappent à tout contrôle et viennent frapper aveuglement.

    Pourtant, si ces chiffres viennent rappeler combien le terrorisme tue, c’est oublier toutes les autres victimes, celles qui ne meurent pas. La politique de la terreur appliquée par le JNIM et l’EIGS a contraint l’année dernière, plus de 125 000 Maliens à quitter leur territoire. Après avoir pillé les villages, brûlé les récoltes, volé le bétail, les djihadistes ont poussé à l’exode des populations qui désormais ne possèdent absolument plus rien. Mais d’autres n’ont pas pu fuir et se retrouvent sous l’emprise directe de ces groupes et de leur idéologie mortifère. Ce sont des territoires entiers qui doivent subir cette violence et un islam radical non choisi. Le mode de vie de ces habitants est totalement bouleversé, les écoles coraniques endoctrinent leurs enfants et les manipulent pour qu’ils deviennent dans quelques années des terroristes à leurs tours. Les jeunes hommes sont enrôlés de force pour gonfler les rangs des combattants décimés par des années de combats. Le travail de toutes ces populations désormais asservies, sert à financer les activités des organisations terroristes et afin de s’implanter durablement au cœur des communautés, des femmes sont enlevées et le recours aux mariages forcés devient courant.

    Certaines voix osent pourtant avancer que les djihadistes apportent quelque chose aux populations ; c’est oublier que la terreur ne laisse aucune place à la liberté de parole, et même à la liberté tout court. Elles restent et resteront des victimes qui doivent être libérées. Les gouvernants l’ont enfin compris. Lors du récent sommet de N’Djamena, en décidant de renforcer la lutte contre l’insécurité en faisant également du retour des administrations une priorité dans les territoires jusque-là délaissés, le décompte macabre de civils innocents devrait bientôt diminuer.

    Boubacar Samba

    @BoubaleSamba

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