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    RDR : En annonçant son retrait de la présidentielle de 2020 et en imposant dans la foulée M. Gon, M. Ouattara entend maintenir au pouvoir l’empire politico-économique qu’il a bâti avec son épouse. Dans ce schéma, M. Gon serait la marionnette et lui l’ordonnateur. Cependant, les choses ne sont pas aussi simples. Ce retrait annoncé a mis M. Gon au centre du jeu. Il devra négocier avec tous ceux qui ont des appétits dans son camp. Et pourtant, et c’est là son véritable problème, il ne sait pas négocier, il n’aime pas négocier. Son appétence pour le compromis politique est aussi faible que son charisme et sa popularité. De tous les cadres du parti au pouvoir, il est celui qui a le moins de chance de remporter la présidentielle. Il est sectaire, autoritaire, clivant, incompétent.

    C’est un homme de dossier et non de gouvernance globale. Que dire de son état de santé très délétère !
    Mais son choix est celui d’abord de la loyauté et de la malléabilité. Les jours à venir il devra faire avec les désirs d’indépendance de M. Amon Tanoh et de M. Mabri qui sont les plus connus. Mais en plus, il devra discuter et promettre des postes aux autres. Qu’on ne s’y trompe, s’il n’y a pas de promesses fermes, l’apparence de consensus va se fissurer. Sauf tricherie industrielle, M. Gon est incapable de remporter la présidentielle. Ceux des cadres qui le suivront savent qu’il faudra se préparer à un braquage électoral avec tout ce que cela comporte de risques. Les cadres du PDCI qui ont rejoint le RDR ont reçu une claque avec le retrait de M. Ouattara. Ils sont les plus grands perdants. M. Ahoussou espérait un ticket ! Désormais, il manœuvre pour le poste de vice-président qui n’a aucune légitimité. M. Adjoumani espère hériter d’une institution. Les autres cadres du PDCI vont profiter de ce choix pour prendre leur retraite politique. Nous assistons certainement à la fin de l’éphémère RHDP.

    FPI : L’emprisonnement et l’éloignement du président Gbagbo ont mis cette famille politique en lambeaux. Très rapidement des dissensions sont apparues qui n’étaient que la résurgence des conflits internes qui traversaient le parti. Même si la base militante est encore compacte, elle manque cruellement de profils présidentiables.

    Les discussions ouvertes entre M. Affi et le camp des Gors semblent être la voie de sortie mais en fait, c’est une grosse comédie tant les positions sont inconciliables. L’ex-président Gbagbo qui n’a pas abandonné l’idée d’être candidat veut ramener Affi dans la maison. Ce dernier quant à lui espère une indisponibilité de Gbagbo pour être choisi comme candidat une fois la réconciliation interne faite. C’est un jeu de dupe : parce que Gbagbo n’a aucune chance d’être candidat à la présidentielle de 2020 et Affi aucune d’être le candidat des fidèles de Gbagbo.

    Par ailleurs, parmi ceux qui ont la légitimité populaire – comparé à Affi qui a la légalité- ils sont nombreux à se rêver candidat mais ils sont conscients que seul le soutien de Gbagbo peut conférer un poids à celle-ci alors pour le moment, aucun ose affirmer ouvertement ses ambitions et tout le monde crie : « nous attendons Gbagbo ». Que dire des dissensions entre M. & Mme Gbagbo qui contribuent à alourdir cette atmosphère. En dehors de Gbagbo, Simone est celle qui jouit de la légitimité pour être candidat mais elle fait face à deux obstacles énormes : la fin de son idylle avec Gbagbo et ses ennuis judicaires avec la CPI. Qui oserait imaginer une candidate incapable de voyager en dehors du pays de peur de se faire arrêter ?

    On pourrait aussi citer M. Don Mello et M. Koné Katinan mais ils n’ont, contrairement à M. Houlaye Hubert aucune base politique. Le FPI regorge de nombreux technocrates et cadres politiques mais la bataille qui s’ouvre sera celle du consensus. Y parviendront-ils ? Rien n’est moins sûr.
    Le problème avec la Gauche Ivoirienne est qu’elle a une vision romantique, romancée de la vie politique. Il y aurait d’un côté les bons et d’un autre les méchants. Et malheureusement, cette perception ne laisse aucune place au pragmatisme politique. Si le silencieux de Bruxelles ne prend pas la parole, les choses vont aller dans tous les sens. Si je peux donner un conseil, c’est d’organiser des primaires démocratiques pour choisir son candidat. Ce n’est qu’un conseil.

    PDCI RDA : À la différence de la Gauche, traditionnellement, la Droite n’a pas l’habitude des primaires. Là-bas, le candidat du parti est légitimement le leader de celui-ci. Alors certains réfractaires à l’évolution des choses continuent de plaider pour une candidature du président Bédié. Quand vous entendez : « Bédié est notre candidat », il faut comprendre : « je veux être le candidat ». Bédié, même s’il peut juridiquement être candidat n’a aucun intérêt à l’être et il ne le sera pas. Sa candidature devait être une réponse à celle de M. Ouattara. Dès lors que ce dernier ne l’est plus, quel peut être l’intérêt du président Bédié à affronter le poulain de M. Ouattara ?

    Dès lors que cela est admis, c’est maintenant que le plus dur commence. Qui choisir comme candidat ? Il y d’abord ceux qui ont toujours été au PDCI depuis des années comme le SE Guikahué. Ils appartiennent à l’identité du parti et si certains de ce groupe n’avaient pas rejoint le RDR, un d’entre eux serait certainement le candidat. Voici là où des personnes comme Ahoussou, Duncan ou Achi ont fait un mauvais calcul. Ce premier groupe, même s’il est celui qui a soutenu Bédié dans la lutte contre le RHDP compte très peu de présidentiables. Kouadio Konan Bertin est parmi ceux-ci. Il devrait manœuvrer pour une bonne position en cas de victoire mais il ne faut pas rêver le voir comme candidat du parti.

    Puis il y a le groupe des News-comers comme Billon, Thierry Tanoh qui sont présidentiables mais dont le choix risque de frustrer une partie des anciens. L’argument de la nécessité de la modernité convaincra-t-il les anciens d’accepter de faire la place aux nouveaux ? Et que dire du groupe que j’appelle La Diaspora comme Tidiane Thiam qui depuis quelques semaines sonde des personnes à l’international et au sein du parti. Thiam a le carnet d’adresses qu’il faut mais sans le soutien du PDCI, il n’a aucune chance. Je doute qu’il soit connu en dehors d’Abidjan. La présidentielle, c’est un homme qui va à la rencontre d’un peuple. Le président Bédié est donc face à un casse-tête pour le choix du candidat du PDCI RDA.

    LES AUTRES : Sauf renversement du régime Ouattara, Soro Guillaume n’a aucune chance d’être candidat en 2020. Il devra se résoudre à reporter ses voix sur un candidat et négocier. Mamadou Koulibaly n’a aucune chance de l’emporter y compris Gnamien Konan.

    L’acte 2 portera sur mon analyse et les perspectives que j’entrevois. Je vous donnerai peut-être le nom du prochain président de la République de Côte d’Ivoire.

    #ÉpiCèTout
    #DaïshiGirl
    #TueuseDeMouton et Assimilés

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