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    Le Premier ministre Christophe Dabiré a indiqué samedi à Manga, que le Burkina Faso «n’a pas d’exilés politiques», contrairement à ce que soutiennent certains opposants.

    «Je ne crois pas, et ça c’est la conviction personnelle du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (NDLR) qui dit que nous n’avons pas d’exilés politiques parce que nous n’avons pas poursuivi des gens pour leurs convictions politiques au point qu’ils aillent se réfugier quelque part », a déclaré, samedi, le Premier ministre Christophe Joseph Dabiré, lors d’une rencontre d’échanges avec les forces vives de la région du Centre-sud.

    Le Premier ministre réagissait à une interpellation invitant le gouvernement à résoudre diligemment la question de la réconciliation nationale «même si cela implique le retour des exilés». 

    Pour Christophe Dabiré, aucune mesure n’est prise dans le sens d’empêcher le retour au pays de Burkinabè vivant à l’étranger. 

    «Nous ne nous opposons à personne et nous ne prenons aucune disposition pour que certains ne rentrent pas dans le territoire national», a-t-il soutenu, ajoutant que les gens qui sont à l’extérieur l’ont décidé «par rapport à une question de sécurité et peut-être une question de choix». 

    Citant le cas du général Yacouba Isaac Zida vivant au Canada et les accusations portées sur le gouvernement qui serait « contre son retour», le chef du gouvernement a fait savoir qu’il s’agit d’allégations. 

    «Ce n’est pas vrai et le gouvernement a répondu pour dire que nous ne sommes pas contre le retour de Zida au Burkina Faso», a-t-il souligné, avant de confier que le général Zida est «un citoyen comme tous les burkinabè». 

    «Seulement comme tout citoyen, s’il rentre, il a l’obligation de répondre à un certain nombre de griefs qui lui sont faits aujourd’hui par le tribunal militaire», a précisé le Premier ministre.

    S’agissant de la question de la réconciliation nationale proprement dite, Christophe Marie Joseph Dabiré a affirmé que c’est un processus en cours et « de petit pas » sont faits régulièrement dans la résolution de dossiers détenus par devers le Haut conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). 

    Il a cité en guise d’exemple le cas de militaires et policiers radiés en 2011 qui a connu un dénouement. 

    «Ça par exemple c’est un processus qui va dans le sens de la consolidation de la réconciliation nationale parce que ce sont des phénomènes qui se sont passés lorsque le président Roch Marc Christian Kaboré n’était pas au pouvoir», a-t-il relevé. 

    Sur la compréhension générale qui doit être faite de la réconciliation nationale, Christophe Dabiré a souhaité que les uns et les autres se démarquent de l’idée selon laquelle elle «consiste à mettre une croix sur le passé». 

    Il a également noté que le problème ne doit pas non plus être posé «sous l’angle de la réhabilitation de ceux qui sont dehors et qu’on appelle des exilés politiques».

    «Il faut que les gens acceptent que nous allions dans le processus pour arriver à résoudre le problème de la réconciliation nationale selon le triptyque qui a été indiqué à savoir vérité, justice et réconciliation », a insisté Christophe Marie Joseph Dabiré. 

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